Ainsi donc le rappeur des ménagères de moins de 50 ans alias «Orelsan», croit s’encanailler en parlant des «meufs» vulgairement. Ce jeune homme à la prose digne d’un adolescent encore boutonneux, croit qu’il suffit de proférer des insultes pour devenir un «grand». Mais finalement comment en vouloir à cet «Orelsan» tant ses textes sont à eux seuls la preuve que des femmes, ce rappeur FM ne connaît rien ou si mal. Alors ne nous méprenons pas camarades, cet Orelsan est en fait inoffensif. Il n’est certainement que la dernière invention de majors du disque qui ne trouvent aujourd’hui d’autre moyen que de fabriquer des «buz» pour tenter de nous refiler encore la daube habituelle qui les a pourtant menée à la ruine commerciale actuelle. Et puis avouez que c’est tout de même le comble du ridicule pour un rappeur que de devoir être défendu par un Ministre de la Culture pour exister... Aller Orelsan, arrête de faire le dur et de te plaindre ! Car sinon, cette fille que tu insultes dans «Sale Pute» ne sera certainement pas la seule à te larguer pour un autre. Respecte les femmes et elles te respecteront.
10 août 2009
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Le rap à fromage
Ou comment
un jeune homme
aux paroles pré-pubères
insulte les
femmes pour
faire le caïd
Orelsan : du sexe au texte faible - Par Guillaume Fédou
Programmé puis déprogrammé de divers festivals - mais parfois reprogrammé in extremis dans d'autres (cf. le Printemps de Bourges) - le rapper du Calvados est soutenu par l'Etat et des stars nationales ! Beaucoup d'artistes cantonnés à MySpace sauteraient de joie à l'idée de recevoir pareil traitement. Orelsan lui-même doit mesurer à quel point sa "censure" est une offrande. Son prochain album fera un tabac. Et prouvera qu'il est un artiste gentil (1) En attendant, la France entière aura disséqué ses moindres textes, comme si elle se mettait subitement à repasser son bac de français. Le mensuel Technikart lui a déjà offert sa couverture, ce qui équivaut à un diplôme de "second degré" devant l'Eternel. De Frédéric Mitterrand qui en appelle aux mânes de Rimbaud à Gilles Martin-Chauffier qui, dans Match, insulte Ségolène Royal et le rap dans son entier (rempli de "testostérone" et d"orang-outans") mais apporte son héroïque soutien, Shakespeare et Pasolini en poche, à un artiste décidément de moins en moins isolé et plébiscité par toute la Sarkoserie des Lilas…
Que l'intéressé, dans ses propres textes, revendique - et c'est son droit ! - de s'exprimer "au premier degré" (in Courez, courez), n'effarouche absolument personne. Le respecter ne passerait-il pas au contraire par écouter ce qu'il nous dit ? Lorsque Dieudonné s'époumone à répéter que son rôle est celui du clown et que faire monter Robert Faurrisson sur la scène du Zénith équivaut à "leur" glisser une "quenelle" là où je pense, combien de degrés avant l'opprobre ? Où sont les défenseurs de la liberté d'expression face aux annulations en cascade des spectacles de cet ex-comique antisémite et antisioniste (l'autre n'empêche pas l'un, n'en déplaise aux disciples d'Alain Soral) ? Pourtant "Dieudo" le clame haut et fort, son second degré ! Lorsque le pas du tout comique Arthur se voit empêché de jouer son très lisse "iShow" au motif fumeux qu'il financerait l'Etat israëlien (assertion jamais prouvée, tout comme la rumeur prétendant que l'Enfant de la Télé aurait vendu son appartement à Poutine), combien sont-ils à défendre un personnage non pas attaqué pour ce qu'il dit, premier ou deuxième degré, mais pour ce qu'il est ?
Plus grave encore : que dire lorsque le rapper Monsieur R. se trouve mis en examen début 2006, pourchassé par le député UMP François Grosdidier (lui aussi fan d'Orelsan ?), suivi de 150 autres élus, et encourt alors 80000 euros d'amende et l'interdiction pure et simple de se produire sur scène ainsi que de commercialiser son disque au nom d'un concept hérité de la Division Charlemagne, "l'anti-France" ? Avec pour fond d'écran le vote de la loi sur "les bienfaits de la colonisation" sur un air bien connu de Michel Sardou, l'affaire Monsieur R. tournera court. Certes, il sera relaxé, en juin 2006. Mais médiatiquement, il est enterré. Les faits reprochés ? Sexisme et incitation à la haine raciale pour avoir traité la France de "garce". Où étaient nos artistes, nos ministres, nos grandes consciences pour le défendre avant que son affaire ne soit classée ? Quand Franz-Olivier Giesbert transmet, dans La Tragédie du Président (Flammarion), ces propos que Dominique de Villepin aurait tenus en "off" sur la France : "Elle a besoin qu'on la prenne, ça la démange dans le bassin", ne doit-on pas s'indigner tout autant ? Ou alors, et que les défenseurs téméraires d'Orelsan tombent le masque, faudrait-il établir une fois pour toutes qu'il est préférable, pour la paix des ménages et des gouvernants, que l'on insulte les femmes plutôt que la France ? Toutes les abstractions ne se valent pas. Les femmes ? Où est le problème ? Oui, on a le droit de les "avorter à l'Opinel", et surtout de les "marie-trintigner" (chouette postérité pour la comédienne), c'est comme un jeu vidéo, elles n'existent pas vraiment ... Tout comme les homosexuels, quoique l'on puisse les trouver un peu mieux traités: "les mecs fashion sont plus pédés que la moyenne des phoques" (in Changement, sorte de sommet de l'art orelsanien, avec des phrases géniales comme "Ma génération Game Boy sniffe plus de lignes qu'à Tétris", et d'autres plus attendues, légèrement au-dessous du niveau du "baggy") Mais rien que cette trouvaille de "moyenne des phoques" fait honneur aux homos, comparativement au sort réservé aux "putes" ...
C'est ici le vrai génie d'Orelsan. Il sait que l'affaire Cantat se banalise dans l'opinion. Du coup, il "marie-trintigne" et ressuscite une vieille douleur de l'été 2003. En somme, il rend service (y compris à la marque Opinel qui n'a rien demandé !) en permettant aux "chiennes de garde" de sortir de la SPA pendant l'été (ceci est de l'humour, deuxième degré, j'espère que cela n'aura échappé à personne). D'ailleurs, Orelsan, qui raconte ce qui se passe "dans la tête des jeunes", n'est pas l'origine du problème. Il n'a pas inventé la misogynie dans le rap, ni l'homophobie refoulée (beaucoup plus virulente dans le ragga, par exemple) ... L'Eminem du Calvados n'a pas inventé grand-chose, en fait; puisqu'il raconte, avec talent et énergie, son quotidien rempli de "Coca sans bulle" vidé à quelques copains devant le lavoir du village, et cette désespérance rurale n'est pas tout à fait anodine; et mérite d'être entendue. "J'aurai tout l'or du monde, je serai oisif et brutal", écrit Rimbaud dans "Mauvais Sang", se préparant à un long et fatal voyage. Lui aussi mérite d'être relu, non ? Rendre un vrai service à Orelsan ne consiste donc pas à lui inventer des parentés avec des génies d'un autre siècle, mais en premier lieu à lui signaler qu'il insulte la moitié de l'humanité (2) - rien à voir avec le feu rimbaldien adressé à Verlaine qui lui avait tiré dessus au pistolet à Bruxelles !
Dire qu'il la menace peut maintenant paraître exagéré. Malheureusement, les hommes, ou ceux qui se prétendent comme tels, qui violentent leurs compagnes dans un silence assourdissant n'ont pas attendu Orelsan pour se mettre à l'oeuvre. On ne demande pas plus à Oliver Stone de comparaître au procès de Florence Rey et Audry Maupin, sous prétexte que les deux tueurs auraient agi sous l'influence de son film "Tueurs-Nés". On ne va pas non plus inculper Paul Mc Cartney d'avoir écrit "Helter Skelter", chanson à l'origine du meurtre (entre beaucoup d'autres) de l'actrice Sharon Tate, alors enceinte, par le détraqué hippie Charles Manson ! Tout ceci est absurde, et à moins de supprimer la pop culture, on trouvera toujours motif à tuer, violer, piller dans ce que l'on ne comprend pas - ou très mal. Mais qu'Orelsan puisse avoir un public qui ne soit pas réceptif à cet introuvable "second degré", nié par l'auteur lui-même, ne doit pas faire oublier que rien n'est pire que la banalisation de ces crimes, si médiatiques et "glamour" soient-ils (Nancy Spungen tuée par le "sex pistol" Sid Vicious, Joan Burroughs tuée "accidentellement" par son mari d'écrivain William en jouant à Guillaume Tell ...) par des paroles cherchant délibérément à frapper les imaginations post-modernes.
"Que la chose soit nommée, et la voilà faite", édictait Sartre dans "La Responsabilité de l'Ecrivain". On ne peut évidemment pas surveiller tout ce qui se dit, et dans le cas d'Orelsan et des Francofolies, parler de censure et de "chantage à la subvention" est abusif (honnêtement, qui peut croire que Ségolène Royal se risquerait à retirer des subventions à l'un des événements majeurs de sa région et vivier vital de la chanson française en général ? Elle a simplement donné son avis et la liberté d'expression doit marcher dans les deux sens). Simplement, les paroles du rapper normand (quand même mieux que celles de Manau, mdr) se sont invitées sur la place publique. Elles sont ainsi l'occasion de parler de la femme dans le rap actuel. "Hey la miss, t'as des cheveux lisses, te me files un 06", s'amuse le groupe de rap marseillais Révolution Urbaine, qui déclare sur un autre morceau "faire des tacles à la gorge même en plein match amical", choisissant une métaphore musclée pour exprimer sa faim de reconnaissance et sa soif de changement. Comme quoi l'on peut être radical, même violent, sans pour autant mépriser le "sexe faible" ... Si quelqu'un pouvait glisser au houellebecquien Orelsan que ce n'est pas comme ça que lui et ses potes allaient s'en sortir avec les nanas; et qu'ils feraient mieux d'aller respirer l'air frais de la Canebière !
Guillaume Fédou
(1) un peu comme le jeune réalisateur Romain Gavras devrait être "lavé" de son clip Stress (le fameux clip du groupe Justice où il apparaît que le pays vit sous la menace black-black-black) dès que sortira son premier long-métrage, "Les Seigneurs", au milieu de l'année prochaine ...
(2) il s'en prend aux femmes dans au moins quatre de ses chansons, n'en déplaise au communiqué officiel, repris partout, selon lequel seule la chanson "Sale Pute" poserait problème, et qu'elle n'est "ni sur l'album ni jouée sur scène". Ce qu'il dit ailleurs sur les filles est beaucoup plus violent et insidieux (voir l'article "les paroles d'Orelsan" sur le blog DA)
Comme on peut changer en à peine 2 ans. Une aimable moquerie d’un grand réalisateur est considérée comme un délit de «sale-gueule» en 2007. Les insultes d’un jeune rappeur pubère sont considérées comme de la prose digne de Rimbaud en 2009.
Allez comprendre...
Malgré le story-telling sarkozo-burlesque que nous imposent les médias à longueur de journées, les chiffres sont têtus : les fameuses réformes soit-disant indispensables, incontournables, incontestables et grâce au gentil CSA finalement si peu contestées, ne sont pas aussi grandes et efficaces qu’on nous le dit. Il suffit de lire les derniers résultats du déficit budgétaire pour s’en convaincre : il a presque triplé en un an, record hélas battu ! Mais bon, à en croire les médias, c’est encore à cause de cette fichue crise. Soyez sûrs que l’inverse aurait été forcément grâce à l’action de leur Président préféré !
12 août 2009
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Déficit du
budget
Les fameuses
« réformes »
Sarkozy :
quel succès !
Le déficit budgétaire français est passé de 32,8 milliards d'euros en juin 2008 à 86,6 milliards en juin 2009 : + 264 % en un an ! Qui dit mieux ?
« L'écart d'une année sur l'autre s'explique à hauteur de 21,5 milliards par le coût budgétaire des différentes mesures de relance de l'économie », nous dit M. Woerth dans un communiqué fourni à l’AFP. « Mais bien sûr » a-t-on de suite envie de répondre à notre ministre du budget, ministre qu’il va bientôt falloir renommer celui du déficit budgétaire tellement sa dégradation devient une habitude ! Et dire que c’est ce même ministre qui réclamait il y a quelques mois des comptes à l’association Désirs d’avenir. Franchement, ne pensez-vous pas qu’il ferait mieux par commencer enfin à redresser les siens !
Alors certes, nous ne pouvons en aucune façon nous réjouir d’une telle nouvelle, mais comme certains aficionados du locataire actuel de l’Elysée prennent la fâcheuse habitude d’attribuer ses mauvais résultats à la seule récession — rappelez-vous ce mot autrefois appelé « croissance négative », belle invention sémantique pour cacher déjà à l’époque le désastre qui se confirme hélas aujourd’hui — nous sommes contraints d’ironiser quelque peu tant la lecture des courbes d’évolution du déficit français depuis 2005 démontre que la récession est certes une cause de sa dégradation actuelle mais loin, très loin d’en être la seule.
Car en regardant de plus près les courbes pré-citées, force est de constater que le déficit budgétaire n’a pas commencé à se creuser à partir de septembre 2008, date du fameux krach financier, mais bien à partir de 2007, date d’arrivée de la « dream-team » gouvernementale actuelle.
En effet, alors que le gouvernement Villepin avait quelque peu réduit le déficit en 2006 vs 2005, l’équipe Sarkozy a recommencé à le creuser en 2007 vs 2006, puis de nouveau début 2008 vs début 2007 ( voir tableau en cliquant ici ).
Donc nous expliquer aujourd’hui que le déficit budgétaire français se dégrade à une vitesse proche d’Usain Bolt uniquement depuis la crise financière de septembre dernier est un raccourci trop facile pour être honnête.
Contrairement à ce que la pensée unique médiatico-gouvernementale tente de nous faire croire, les premières mesures gouvernementales de 2007 (loi TEPA notamment mais pas uniquement) n’ont dans la réalité des chiffres jamais eu un quelconque impact positif sur les comptes de la France et donc sur sa capacité financière à investir dans les filières de l’avenir. Le pire, c’est que malgré ces analyses élémentaires, le gouvernement s’obstine à ne rien changer dans ses orientations.
Le travail de réanimation de la France n’en sera donc plus que nécessaire en 2012. Le laboratoire picto-charentais géré de main de maître par Ségolène Royal pourra dans de nombreux domaines servir d’inspiration pour mettre rapidement en oeuvre les vraies réformes qui feront enfin entrer la France dans le 21ème siècle, et ce avec efficacité économique et justice sociale.







Le Grand Jury RTL
12 octobre 2009
Ségolène Royal était l’invitée de l’émission politique «Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI». Malgré l’insistance des journalistes à poser des questions sur des polémiques médiatiques, Ségolène Royal a pu quand même traiter des sujets de fond







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